carte imprécise , dates approximatives...

jeudi 28 mars 2013

Ho Chi Minh Ville

Évidemment, en arrivant au Vietnam (où Laure S, différente de Laure B [celle du Maroc], nous a rejoints [vous suivez?]), nous avons forcément pensé aux guerres successives qui s'y sont déroulées.
Le Musée des Souvenirs de Guerre, au nom ô combien ironique, et les tunnels de Cu Chi nous ont montré une partie des horreurs de ces guerres.


les effets de l'agent orange:



Piège à GI, conçu par les résistants sud-vietnamiens de Cu Chi


Un drôle de personnage nous a montré une cachette Viet Cong en plein Saigon. Ce moment "historique", nous a coûté la soupe Pho la plus chère de la ville...

Pierre joue à l'espion américain essayant d'empoisonner le Viet Cong.

Ho Chi Minh Ville est  résolument moderne, ce qui nous a permis de ne pas trop nous appesantir sur son douloureux passé.
Nous avons néamoins fait le tour de ce qui reste du vieux Saigon français et du quartier chinois de Cholon.

Vieux Saigon

La cathédrale, construite en briques importées de France.

La vieille poste avec l'oncle Ho


Cholon


Pagode, détail

Pagode

Marché, extérieur

Marché, intérieur

Le Palais de la Réunification est un intéressant vestige. Il fut construit sur les ruines du Palais du gouverneur de Cochinchine et servit de palais présidentiel au Vietnam du Sud. On se croirait surtout dans un James Bond.





On a visité d'autres endroits superbes ou étranges, on a même dû traverser des rues pleines de motos, mais il est l'heure que je fasse mon sac, car demain nous partons pour le Delta du Mékong.


jeudi 21 mars 2013

Phnom Penh

La capitale du Cambodge aurait pu être une étape ordinaire, juste un peu plus longue que les autres.

Nous aurions simplement visité le Musée national, regorgeant des trésors prélevés (pour les protéger des pilleurs) à Angkor.


Peut-être que ces statues font partie de celles volées par Malraux à Angkor?

Et admiré le faste du Palais royal et de la Pagode d'argent.



Nous nous serions  baladés dans d'anciens quartiers coloniaux et nous aurions profité du coucher du soleil à l'embranchure du Mékong et du Tonlé Sap.




Nous aurions découvert l'étrange architecture du Marché central.



Mais Phnom Penh ne peut être une étape comme les autres.
Le 17 avril 1975, le jour de la nouvelle année cambodgienne, elle fut évacuée de force par les Khmers rouges ; ses résidents, soit deux millions de personnes, devaient partir travailler dans des fermes rurales.

Dans la ville rendue déserte, un ancien lycée fut transformé en prison et centre de torture (S21), aujourd'hui devenu un musée (Tuol Sleng). Les Khmers rouges ont pris en photographie toutes leurs victimes, parfois après leur décès, photos qui sont exposées.





Des cellules et un tableau noir.




Il est intéressant de constater comme il a été facile aux Khmers rouges de transformer un lycée en prison. Les architectes et les enseignants devraient se poser des questions.

Les prisonniers ne mouraient pas tous dans ces lieux, loin de là. Après avoir été torturés et forcés à avouer n'importe quoi, ils étaient envoyés à la limite de la ville pour y être exécutés, souvent avec des armes de fortunes (pelles, haches, gourdins...), les balles étant trop précieuses pour eux. Les bébés et les jeunes enfants étaient cognés contre le tronc d'un arbre jusqu'à ce que mort s'en suive.



Un immense charnier a été retrouvé à Choeung Ek.






Environ 17 000 personnes sont mortes dans ces lieux. Le régime des Khmers rouges a fait entre 1,5 et 3 millions de victimes.

Phnom Penh ne doit pas être une étape comme une autre.

mercredi 13 mars 2013

Kep

Après quelques tergiversations à cause des horaires des bus et de la durée des trajets, et sur les bons conseils de ma tante Roxane, nous avons décidé de passer 5 jours à Kep, petite station balnéaire fondée par les Français sous le charmant nom de Kep-sur-mer. Evidemment, les Khmers rouges sont passés par là, cette ville reste cependant très agréable.

Il faut tout de même préciser que si à Kep il y a bien la mer, il n'y a pas vraiment de plage...



Heureusemen, à Koh Thonsáy, ou île aux lapins, qui se situe à 20 minutes de bateau de Kep, les plages ne manquent pas...


A l'aller, tout va bien.

Vue sur Kep depuis l'île

Le retour, nettement moins bien puisque nous étions 22 sur un bateau prévu pour 12!


Kep permet une balade dans le parc naturel qui la surplombe, où nous avons fait de jolies rencontres.





Nous nous sommes également rendus à Kampot, distante d'une vingtaine de kilomètres, soit près d'une heure de tuk-tuk sur une piste très poussiéreuse...

Masques et lunettes obligatoires pour lutter contre la poussière!

Sur la route, nous nous sommes arrêtés pour visiter un temple angkorien dans une grotte. Notre guide voyait des animaux dans tous les stalagmites... je vous laisse juger.


Mais quel animal est-ce donc?

Apparemment, à Kampot, on peut voir de beaux exemples d'architecture coloniale... encore.


Là, Pierre essaie de prendre une jolie photo de moi avec la belle vue qui va bien, donc je me recoiffe.



En ce moment, nous sommes à Phnom Penh, dernière étape de notre séjour en terre khmère.